Description de la pathologie
Indications thérapeutiques

BENLYSTA® est indiqué en association avec des immunosuppresseurs pour le traitement des patients adultes atteints de glomérulonéphrite lupique active.

BENLYSTA® est uniquement pris en charge en association au traitement standard comprenant une corticothérapie et un immunosuppresseur pour le traitement des patients adultes atteints de glomérulonéphrite lupique active de classe histologique III ou IV associée ou non à une classe V.

 
Population adulte

Posologie du traitement : se référer à la prescription médicale.

Posologie recommandée (RCP)

En induction : 400 mg (deux injections de 200 mg) une fois par semaine, pour 4 doses.
En entretien : 200 mg une fois par semaine.

BENLYSTA® doit être utilisé en association avec des corticoïdes et du mycophénolate ou du cyclophosphamide pour l’induction, ou du mycophénolate ou de l’azathioprine pour l’entretien.

L'état du patient doit être régulièrement évalué.
Informations administratives Posologie population pédiatrique
Pas d'indication chez l'enfant.
Présentations et dosages
BENLYSTA® 200 mg, solution injectable en stylo prérempli - Boites de 1 & 4
Pour aller plus loin
Description de la pathologie
Indications thérapeutiques

BENLYSTA® , en association au traitement habituel, est indiqué chez les patients adultes atteints de lupus systémique (LS) actif avec présence d’auto-anticorps et activité de la maladie élevée (définie par exemple par la présence d’anticorps anti-ADN natif et un complément bas) malgré un traitement standard.

Les conditionnements de BENLYSTA® résevés à l'usage hospitalier (poudre pour solution à diluer pour perfusion), sont indiqués dans la prise en charge des patients âgés de 5 ans et plus atteints de lupus systémique (LS) actif avec présence d’auto-anticorps et activité de la maladie élevée malgré un traitement standard, en association au traitement habituel.
Population adulte

Posologie du traitement : se référer à la prescription médicale.

Posologie recommandée (RCP)

200 mg une fois par semaine.

L’état du patient doit être évalué régulièrement.

L’arrêt du traitement par Benlysta doit être envisagé en l’absence d’amélioration du contrôle de la maladie après 6 mois de traitement.
 
Informations administratives Posologie population pédiatrique

Pas d'indication chez l'enfant concernant les conditionnements disponibles en villes.

Les conditionnements hospitaliers de BENLYSTA® peuvent être utilisés chez les enfants, dès l'âge de 5 ans. 
Présentations et dosages
BENLYSTA® 200 mg, solution injectable en stylo prérempli - Boites de 1 & 4
Pour aller plus loin
  • Stratégie thérapeutique : HAS 2024
  • RCP
  • Publication au JO du 11/10/2023
  • Données réglementaires : RCP
Mode d'administration
BENLYSTA®  est à administrer en injection sous la peau (voie sous-cutanée). L’auto-injection est possible après une courte formation délivrée par un professionnel de santé.

1 - Sortir le produit du réfrigérateur 30 min avant l’injection pour amener le produit à température ambiante avant utilisation, l’injection de BENLYSTA® froid peut prendre plus de temps et être plus douloureux.  Ne pas réchauffer le stylo par d’autres moyens. Par exemple, ne pas le chauffer dans un four à microonde, dans de l’eau chaude ou au contact direct avec le soleil. Ne pas retirer le capuchon à cette étape. Vérifier la date de péremption.

2 - La solution doit être limpide, incolore à jaune pâle et sans particule visible. Il est normal de voir une ou plusieurs bulles d’air dans la solution.

3 - Se laver les mains et désinfecter le site d’injection.

4 - Choix du site d'injection.
  • Sites d'injection préférentiels : cuisse ou abdomen en alternant les sites d’injection à chaque injection.
  • Lorsqu’une dose de 400 mg est administrée au même endroit, il est recommandé d’espacer les deux injections individuelles de 200 mg d’au moins 5 cm.
  • Ne pas injecter dans des zones où la peau est sensible, abîmée, rouge ou dure.
  • Ne pas injecter dans les 5 cm situés autour du nombril.
  • Ne pas injecter à chaque fois au même endroit.

5 - Injection du produit et inspection

En cas d'utilisation du stylo : tirer d’un seul coup le capuchon. Jeter le capuchon. Ne pas recapuchonner. Injection sous-cutanée, avec un angle de 90° à plat sur la peau; elle commence au premier clic et s'arrête au deuxième « clic » au bout de 15 secondes après le premier clic. Le patient doit voir l’indicateur violet remplir la fenêtre de visualisation.

En cas d'utilisation de la seringue préremplie : Fixer l'aiguille la seringue. Retirer le capuchon en tirant la seringue préremplie avec l’autre main. Injection sous-cutanée, en pinçant la peau, avec un angle de 45°, jusqu'à ce que l'ensemble du produit soit injecté.

6 - Jeter le dispositif d'injection utilisé dans un collecteur de déchets comme indiqué par votre médecin, infirmier/ère ou pharmacien. Ne pas recycler ou jeter dans les ordures ménagères
 
Effets indésirables les plus fréquents
Très fréquents
  • Infections et infestations : Infections bactériennes, par exemple, bronchite, infection urinaire.

Fréquents
  • Infections et infestations : Gastroentérite virale, pharyngite, rhinopharyngite, infections virales des voies respiratoires supérieures
  • Leucopénie : Affections hématologiques et du système lymphatique
  • Affections du système immunitaire : Réactions d'hypersensibilité
  • Affections psychiatriques : Dépression
  • Affections du système nerveux : Migraine
  • Affections gastro-intestinale : Diarrhée, nausée
  • Affections de la peau et du tissu sous-cutané : Réactions au site d’injection, urticaire, rash
  • Affections musculosquelettiques et systémiques : Douleurs aux extrémités
  • Troubles généraux et anomalies au site d’administration : Réactions systémiques liées à la perfusion ou à l’injection , fièvre

Autres : se reporter au RCP.
 
Conduite à tenir en cas d'effets indésirables
Dépression et suicide
Si le patient ressent de nouveaux symptômes ou si ces symptômes s’aggravent, le patient doit contacter son médecin ou aller immédiatement à l'hôpital.

Réactions cutanées graves
Le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique, ont été rapportés en association avec BENLYSTA®. Arrêter de prendre BENLYSTA® et demander immédiatement un avis médical si le patient remarque l'un des symptômes décrit dans la section effets indésirables (plaques rougeâtres sur le tronc, de forme circulaire, avec souvent des cloques au centre, un décollement de la peau, des ulcères de la bouche, de la gorge, du nez, des parties génitales et des yeux. Ces éruptions cutanées sévères peuvent être précédées de fièvre et/ou de symptômes de type grippal).

Réactions allergiques 
Gonflement du visage, des lèvres, de la bouche ou de la langue, respiration sifflante, difficulté à respirer ou essoufflement, éruption cutanée, lésions cutanées surélevées avec démangeaisons ou urticaire.
Ce type de réaction peut survenir le jour de l'injection ou quelques jours après. En cas d'apparition de l'un de ces symptômes, le traitement doit être arrêté et une consultation médicale d'urgence est requise (prévenir immédiatement son médecin ou son infirmier/ère ou rendez vous au service des Urgences de l’hôpital le plus proche).

Réactions allergiques retardées
Eruption cutanée, nausées, fatigue, douleurs au niveau des muscles, maux de tête ou gonflement du visage.
Ce type de réactions peut se manifester 5 à 10 jours après l’injection. En cas d'apparition de l'un de ces symptômes, une consultation médicale est requise.

Signes évocateurs d'une infection
Fièvre et/ou frissons, toux, difficultés à respirer, diarrhée, vomissement, sensation de brûlure lorsque vous urinez, envies fréquentes d’uriner, peau ou plaies chaudes, rouges ou douloureuses sur votre corps.
En cas d'apparition de l'un de ces symptômes, une consultation médicale immédiate est requise.


Autres signes possibles et fréquents
Nausée et diarrhée, température élevée et fièvre, infection du nez et de la gorge ou gastro-entérite, douleurs dans les mains et les pieds, migraine, réaction du site d'injection comme éruption cutanée, rougeur, démangeaison ou gonflement de la peau.
En cas de survenue de l'un de ces symptômes, l'avis d'un professionnel de santé est recommandé.

Symptômes d'une infection au cerveau ou Leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP)
Les symptômes sont : perte de mémoire, trouble de la pensée, difficulté à parler et à marcher, perte de vision.
Cette infection est rare mais grave et peut menacer le pronostic vital. En cas d'apparition de l'un de ces symptômes, une consultation médicale d'urgence est requise.

Se référer à la notice en vigueur pour plus d'information.
Conduite à tenir en cas d'oubli de dose
Injecter la dose oubliée dès que possible puis continuer le traitement selon le calendrier hebdomadaire habituel.

Le patient peut aussi commencer un nouveau calendrier hebdomadaire à partir du jour où la dose oubliée a été injectée.

Si le patient remarque au moment de l’injection de la « dose suivante » qu'il a oublié sont injection de la « dose précédente », à ce moment-là il doit s'injecter la « dose suivante » comme prévue.

Ne pas prendre de dose double pour compenser la dose oubliée.
En cas de surdosage
En cas de surdosage accidentel, les patients doivent être attentivement surveillés et un traitement adapté pourra être administré si nécessaire.

Si le patient a utilisé plus de BENLYSTA® qu'il n'aurait dû, contacter immédiatement son médecin ou son infirmier/ère, qui surveillera l’apparition de signes ou symptômes d’effets indésirables et les traitera si nécessaire. Si possible, le patient Si possible doit leur montrer boîte ou la notice associée.
En cas d'arrêt du traitement
Le médecin décidera si le patient peut arrêter le traitement par BENLYSTA®. Les symptômes peuvent revenir à l’arrêt du traitement.
Situations particulières
Voyage
  • Si une injection est prévue pendant le voyage, le médicament doit être transporté dans un coffret isotherme, puis remis au frais dès l'arrivée.
  • En cas d'utilisation des transports aériens : nécessité de voyager avec son ordonnance et un certificat, de préférence en anglais, justifiant le traitement et sa conservation dans le coffret isotherme en cabine (idéalement, prendre contact au préalable avec la compagnie aérienne pour connaître leurs procédures).

Vaccination 
  • Se référer au calendrier vaccinal en vigueur et aux recommandations spécifiques pour les patients imondéprimés.
  • Les vaccins vivants ne doivent pas être administrés dans les 30 jours précédant l’administration de BENLYSTA®.
  • En cas de vaccination, l'avis du médecin ou du pharmacien est requis.

Autres médicaments et BENLYSTA®
  • Informer le médecin, si le patient prend, a récemment pris ou pourrait prendre tout autre médicament, y compris tout médicament affectant votre taux de lymphocytes B (médicament utilisé pour traiter le cancer ou des maladies inflammatoires).

Conduite de véhicules et utilisation de machines
  • BENLYSTA® peut causer des effets indésirables qui peuvent diminuer la capacité du patient à conduire un véhicule ou à utiliser des machines.
Teneur en polysorbate
  • BENLYSTA® contient 0,1 mg de polysorbate 80 dans chaque stylo. Les polysorbates peuvent provoquer des réactions allergiques. Prévenir le médecin si vous ou votre enfant a des allergies connues.

Teneur en sodium
  • BENLYSTA® contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Cancers et syndromes lymphoprolifératifs
Les médicaments immunomodulateurs, y compris BENLYSTA®, peuvent augmenter le risque de cancer. La prudence est recommandée lorsqu’un traitement par BENLYSTA® est envisagé chez les patients ayant des antécédents de cancer ou lorsque l'on envisage la poursuite du traitement chez les patients qui développent une tumeur maligne. Les patients ayant présenté une tumeur maligne au cours des 5 dernières années n’ont pas été étudiés, à l’exception de ceux ayant eu un cancer cutané basocellulaire ou épidermoïde ou un cancer du col de l’utérus correctement pris en charge.

Se référer à la notice pour une information complète.
Contre-indications
Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients.

Se reporter au RCP.
Grossesse et allaitement
Source
En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
  • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la stratégie thérapeutique en vue d’une future grossesse.
  • Si après avis du spécialiste et en l’absence d’alternative, le bélimumab est indispensable à l’équilibre de la pathologie maternelle, il pourra être poursuivi jusqu’au diagnostic de la grossesse.
Découverte d’une grossesse pendant le traitement
  • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du bélimumab.
  • Pour la suite de la grossesse, si après avis du spécialiste le maintien du bélimumab est indispensable, voir ci-dessous « Traiter une femme enceinte ».
Traiter une femme enceinte
  • Si le bélimumab est indispensable, son utilisation est envisageable en cours de grossesse.
  • Tenir compte d’un risque potentiellement accru d’infection materno-fœtale (listériose, CMV, toxoplasmose…) en raison de l’immunosuppression induite par le traitement
  • En théorie, afin de limiter l’immunosuppression du nouveau-né induite par le belimumab, on proposera si possible une dernière administration au moins 14 semaines avant la naissance (longue demi-vie d’élimination).
  • En pratique, si un arrêt du traitement n’est pas possible en raison du risque de déséquilibre de la pathologie maternelle et de ses conséquences :
    • Considérer le fœtus et/ou l’enfant comme immunodéprimé pendant au moins  les 14 semaines  qui suivent la dernière injection maternelle (vie fœtale comprise) (cf. Etat des connaissances).
    • Les intervenants prenant en charge le nouveau-né/l’enfant devront être avertis du traitement maternel pour :
      • Adapter sa prise en charge, en particulier sur le plan infectieux et hématologique : NFS, numération des lymphocytes B et dosage des immunoglobulines à la naissance.
      • Eventuellement différer l’administration des vaccins vivants en fonction de la date de la dernière injection maternelle et de la numération des lymphocytes B (voir ci-dessous).
Vaccination des enfants de mère traitée
  • Vaccins inertes (inactivés) : il n’y a pas lieu de retarder la vaccination de l’enfant.
  • Vaccins vivants (BCG, rotavirus …) : le protocole vaccinal doit prendre en compte l’éventuelle immunosuppression de l’enfant pendant au moins  14 semaines après la dernière injection maternelle de bélimumab (vie fœtale comprise) et la numération des lymphocytes B (cf. Etat des connaissances ).
    • Au besoin, avant la vaccination par un vaccin vivant, il peut être utile de réaliser un bilan hématologique (taux d’IgM et lymphocytes B).
 
Allaitement
Au vu des données disponibles sur le bélimumab et l’allaitement (cf. Etat des connaissances), et en raison de ses propriétés pharmacologiques, de données cliniques quasi-inexistantes et de l’absence de dosage plasmatique chez des enfants allaités, il est préférable de ne pas allaiter sous bélimumab, en particulier si l’enfant est un nouveau-né.


Si l’une des patientes est exposée au bélimumab en cours d’allaitement, elle est invitée à prendre contact avec le CRAT afin d’enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme qui allaite.
Conditions de prescription et de délivrance
Source Meddispar
Médicament à prescription initiale hospitalière annuelle et à prescription réservée aux médecins spécialistes et services de :
  • dermatologie,
  • médecine interne,
  • néphrologie,
  • rhumatologie.
Durée maximale de prescription 1 an.
Informations médicales
Service d’information médicale GSK 
Commande
Auprès de votre grossiste répartiteur.
 
Modalités de conservation
A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).

Ne pas congeler.

A conserver dans son emballage extérieur à l'abri de la lumière

Peut être conservé à température ambiante (jusqu’à une température de 25°C) pour une durée maximale de 12 heures à condition qu’il soit protégé de la lumière. Une fois qu’il n’est plus conservé au réfrigérateur, le stylo doit être utilisé dans les 12 heures ou être jeté.

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Ne jeter aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demander à  son pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.